BIBLIOTHÈQUE DE PHILOSOPHIE COMPARÉE

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MARIA ADELAIDE RASCHINI

 

Rosmini et l’idée de progrès

Une initiation à la réflexion philosophique

 

Traduite de l’italien par Emmanuel Rocher

Texte original 1ère édition italienne : Rosmini e l’idea di progresso, L’Aquila-Rome, Japadre, 1986

 

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TABLE DES MATIÈRES

 

Préface

 

INTRODUCTION : Le progrès et sa crise

                1. L’anémie de l’esprit

                2. La responsabilité de la culture

 

CHAP. I – Le concept de progrès

                1. La gloire et le paradoxe

                2. Progrès et satisfaction

3. Conscience eudémonologique et liberté

4. Mouvement progressif et mouvement régressif

 

CHAP. II –- Les conditions du progrès

                1. Le progrès comme don et « épiphanie » de l’homme

                2. Le caractère « réel » du progrès considéré pour soi

                3. La « défaillance » psychologique

 

CHAP. III – La raison première du fait-progrès

                1. Le « synthésisme » de l’être

                2. Dialectique des opposés et du principe de l’intégration dialectique

                3. L’esprit du progrès comme « vie trinitaire »

 

CHAP. IV – Progrès et responsabilité historique

                1. Ethique du progrès et responsabilité

                2. Le difficile équilibre des forces

                3. Progrès et vérité

                4. La « séduction » de l’erreur et la méthode du progrès

                5. Origine humaine de l’erreur et dialectique « erreur-vérité »

6. La typologie de l’erreur en rapport avec sa genèse

 

CHAP. V – La mutation de la forme dialectique comme « forme du progrès »

                1. Un exemple historique : Hegel et Rosmini

                2. Le poids de l’opération rosminienne

 

CHAP. VI – La mutation des formes dialectiques et la loi de leur dynamisme

                1. Le principe suggéré par la psychologie

                2. Validité du principe même dans le cas de l’erreur

                3. La « positivité » de l’erreur

                4. Les « époques vouées à l’erreur »

5. « Dyspédagogie » et « édification » : la pédagogie du progrès

                6. Encyclopédie et encyclopédisme

                7. « Système de la vérité » et « systématique de l’erreur »

                8. Le rapport « raison-foi » et son importance philosophique

                9. La « valence ontologique du savoir », garantie de progrès réel.

                Le concept de « limite »

 

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EXTRAIT

 

Un penseur qui dirait être communément engagé dans l’action conservatrice de la tradition, serait de même communément apparenté à ceux qui sont « hostiles au progrès ». Et s’il est vrai que l’analyse critique de ces quelques penseurs ne devrait pas accorder beaucoup d’importance à ce que, précisément, l’on dit ou ne dit pas communément, il est au moins aussi vrai que le cadre du « dire commun » est toujours préparé par une expression liminaire de la culture ; or, s’agissant de Rosmini, cette expression culturelle s’est placée dans une position non pas critique mais préjudicielle. En bref, la culture ne se construit pas toujours selon ce que Rosmini appelle la raison spéculative des individus, elle réside au contraire souvent dans un mode second de la raison pratique des masses, qui, à l’inverse, est orientée par la « raison spéculative des individus ».

Nous entendons, par cet ouvrage, éliminer quelques préjugés relatifs à Rosmini « conservateur » pour ne pas dire « réactionnaire » ; non en vue de diminuer la porter de ses travaux tournés vers la conservation du positif de la tradition – ce serait en falsifier le but d’une manière incongrue-, mais en vue de montrer le caractère sectoriel et réducteur de ce critère spéculatif et historiographique qui « oppose » les distinctions sans sonder les relations profondes d’où naissent ensuite ces absurdes « aut-aut » qui nuisent à nos chances historiques. Et, en pareil cas, l’ « aut-aut » s’immiscerait entre « tradition » et « progrès »…………………………….………Préface p. 7.

 

DU MÊME AUTEUR :

 

Œuvres choisies, Marsilio, Venise, 2000 :

                1. L’organismo del sapere

2. Concretezza e astratione

                3. Incontrare Sciacca

                4. La dialettica dell’integralità. Studi sul pensiero di M. F. Sciacca, 1985

                5. Interpretazioni socratiche

                6. Studi su Platone et Plotino

                7. La filosofia dell’illuminismo

                8. Rosmini oggi e domani

                9. Studi sulla « Teosofia »

                10. Dialettica et poeisi nel pensiero di Rosmini

                11. Rosmini e l’idea di progresso

                12. Prospettive rosminiane

                13. Responsabilità storica della filosofia

                14. Michelsteadter, la disperata devozione

                15. Nietzsche e la crisi dell’Occidente

                16.Gentili e gli sviluppi critici dell’attualismo

                17. Thomas Mann e l’Europa

                18. Pedagogia e antipedagogia

                19. Lettera al’Europa

                20. Le cerebroteche (roman)

                21. Caminare sull’acqua (roman)

                22. Specchi (roman)

 

Maria Adelaide Raschini, (5 septembre 1925-14 mai 1999, Gênes), a co-dirigé avec P. P. Ottonello la revue trimestrielle internationale Filosofia Oggi fondée en 1977, les Studi Sciacchiani et diverses collections dont Categorie europee (Rome-L’Aquila, ed. Japadre) ; elle a aussi été présidente et fondatrice de l’Arcipelago, Société internationale pour l’unité des sciences.

Elle a tenu la chaire de philosophie théorique de l’Université de Gênes où elle avait succédé à F. Sciacca. Elle a fondé et dirigé dans cette même université le Département d’histoire de la pensée européenne.

Conférencière enfin, elle est intervenue fréquemment en Italie et en Amérique latine, mais également en France et en divers pays européens, et très tôt, en Europe de l’Est.

Son œuvre couvre un champ immense de la pensée (histoire de la philosophie grecque et moderne, notamment italienne et anglo-saxonne ; philosophie de l’éducation et de la culture, théologie, esthétique). Elle s’étend aussi à une production littéraire (fiction romanesque), à des traductions d’ouvrage de philosophie ancienne et même de mystique (s. Catherine de Sienne).

Le Pape Jean-Paul II lui demanda de représenter la voix des femmes aux côtés de Mère Teresa lors de tables rondes de réflexion au Vatican. Elle écrivit souvent dans la presse italienne.

Deux ouvrages lui ont été consacrés, l’un en forme de mélanges sous le titre Responsabilité de la culture aux éditions Japadre à Rome en 1995, et l’autre recueillant divers témoignages de personnalités culturelles et d’amis de tous pays à sa mémoire sous le titre Carità intelletuale, aux éditions de l’Arcipelago, Gênes, 2000.