BIBLIOTHÈQUE DE PHILOSOPHIE COMPARÉE

Collections

 

http://www.philosophiedudroit.org/

____________________________________________________________________________

 

 

 

PAUL ROSTENNE

 

Homo religiosus

ou

L’homme vertical

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

I. Le problème psychologique de la croyance religieuse

 

II. la spécificité humaine : nature et transnature

 

III. La condition vocationnelle de l’homme : homo religiosus

 

IV. Condition humaine et vérité catholique de l’homme

 

____________________________________

 

Critique littéraire et théâtral, philosophe et essayiste, Paul Rostenne s’est surtout fait connaître par son Graham Greene, témoin des temps tragiques, chez Julliard (il a été le secrétaire personnel de Graham Greene à Londres), et par son ouvrage La foi des athées publié dans la collection dirigée par Daniel Rops, chez Plon, et symboliquement dédié à Albert Camus dont il fut l’ami.

 

Autres publications de Paul Rostenne :

 

- La barbarie des élites, Paris, Desclée, 1954

- Dieu et César, philosophie de la civilisation occidentale, Louvain-Paris-Nauwelaerts,1962.

- Léon Chestov, filosofia y libertad, Buenos Aires, 1968, traduit en français

 Léon Chestov. Philosophie et liberté, éd. Bière, coll. BPC, 1994.

- Le fini et l’infini, les deux pôles de la pensée, Gênes, Studio editoriale di cultura, 1984

- Philosophie en crise ou crise de la philosophie ? Gênes, Studio editoriale di cultura, 1985

- Le philosophe et sa foi, Paris, 1990

 

______________________________________________

 

EXTRAIT

 

Si l’homme est un être dont la destinée est de se faire et si se faire signifie réaliser son être comme être libre ; si d’autre part cette liberté, dans la mesure où elle n’atteint pas sa perfection, manifeste sa déficience à la conscience humaine sous la forme d’une sujétion plus ou moins profonde à des déterminismes, et si l’homme, tout en ne se sentant vraiment lui-même que dans les manifestations positives de sa liberté, ne peut faire qu’il ne se sente aussi lui-même dans cet assujettissement, il en résulte que l’homme ne vit pas avec sa liberté dans un état d’immédiation parfaite, que son être ne s’identifie pas avec elle. Ceci se manifeste dans la conscience qu’il a de vivre sa liberté comme un projet et ses déterminismes comme une réalité. La liberté n’est jamais pour lui un fait constatable comme le déterminé. Tout ce qui apparaît à l’homme comme étant lui apparaît, bon gré mal gré, comme déterminé ou déterminant, y compris lui-même. L’homme ne se sent libre que dans les moments où il se projette au-delà de ce qu’il se sent être et où il nie ainsi que toute définition de son être puisse le cerner….p. 59.

 

Voir aussi P. Rostenne, Léon Chestov. Philosophie et liberté.