Revue de la B.P.C.                                                      THÈMES                                    Mise ligne le 16 décembre 2010

 

Bibliothèque de philosophie comparée

http://www.philosophiedudroit.org

 

****************************************************************************************************************

 

 

La souris qui aimait Jane Austen

 

Nouvelle

 

 

par Lesley Willis Smith*

 

 

 

 

Traduction de The Mouse who loved Jane Austen (A story), original publié dans la revue de la Jane Austen Society of North America, Persuasions, n° 14, décembre 1992, p. 47 et s..

 

Ce petit conte de Lesley Willis Smith, écrit d'une plume légère toute british  nous ramène dans l'enchantement de l'atmosphère austinienne, l'on y retrouve cette liberté de ton propre à l'auteur d'Emma et de Raison et Sentiment. Mais il est aussi fait allusion à d'autres auteurs et ouvrages de la littérature enfantine anglaise, les uns fort célèbres, comme Clive Staples Lewis et ses Chroniques de Narnia, comme  à des oeuvres moins connues, parmi lesquelles At The Back of the North Wind de George MacDonald, et, pour la plupart, malheureusement non traduites  en français. C'est ce qui confert à  ce petit récit un tout autre  intérêt  que celui  de divertir: l'on y découvre quelques clefs qui incitent à s'ouvrir à une littérature qui n'est pas uniquement destinée au monde enfantin, mais dont le fantastique est le prétexte pour pénétrer les tréfonds de l'âme humaine.

 

 

Il était une fois une souris de raison, de goût et de culture, qui vivait dans la librairie d’une petite ville des Home Counties[1], et qui s’appelait Harriet Price.

Harriet avait une passion dévorante pour les nouvelles de Jane Austen qu'elle lisait durant ses loisirs, et dans l’édition Chapman, bien sûr. Miss Pritchett, qui tenait la librairie, ne parvenait pas à comprendre pourquoi il n’était jamais besoin d’épousseter ces volumes, alors qu’ils n’étaient empruntés que par de rares amateurs éclairés. Le colonel Patch, un habitué de la librairie, félicitait souvent  Miss Pritchett pour ses soins attentifs, et Harriet, en l’entendant, ne pouvait s’empêcher de pousser un soupir. Pourtant, elle était heureuse de discerner une âme, dans le Colonel, mais  ses visites signifiaient la disparition pour quelque temps de Persuasion[2]. Harriet le suspectait d’y rechercher la consolation à un romantique contretemps[3] survenu dans sa jeunesse. Et, comme elle aussi avait été veuve très tôt, elle éprouvait pour lui, du fond du cœur,  une sincère compassion.

- Tu devrais élargir tes connaissances, dit un jour à Harriet son cousin Matthew, qui vivait dans le coin des lectures enfantines, et s’engraissait avec les débris de bonbons et les miettes de biscuits qu’il y trouvait, en dépit de la vigilance de Miss Pritchett. " Essaie-donc  de lire James Joyce maintenant ! Comme Ulysses ! Ou bien Finnegan’s Wake ! C’est ce que tout étudiant emprunte - et tu peux parier qu’ils mangent en même temps qu’ils lisent. Lire des livres comme ça, ça vaut la peine ! Sors de ton dix-huitième siècle et vis un peu ! ".

La délicate sensibilité d’Harriet était froissée par la vulgarité de son cousin, en dépit même de ses bonnes intentions. Mais elle songeait  que  les héroïnes de Jane Austen avaient parfois des relations qui n’étaient pas toutes très convenables. C'est alors que, dans un effort pour élargir l’horizon intellectuel de sa cousine, Matthew se mit à  manœuvrer le volumineux Ulysses de telle sorte qu’elle puisse en tourner les pages avec les pattes.

Le moindre tremblement de ses moustaches trahissait  sa perplexité et son indignation croissante au fur et à mesure qu’avançait sa lecture. Harriet n’aimait guère admettre qu'il n’y eut aucune phrase où elle puisse se retrouver ; et Matthew qui avait tout suspendu par curiosité pour observer ses réactions (mais en réalité, il n’avait jamais lu Ulysses), parut quelque peu embarrassé lorsqu’elle lui demanda de lui expliquer le sens de « snot-green »[4]. Ainsi prit fin l’essai de James Joyce. Matthew, qui avait un estomac plus conséquent que celui de sa cousine, d'un geste rapide, réussit à extirper un haricot cuit de la page avant que Harriet ne referme le livre, avec ce qu’elle tenta le plus proche d’un claquement.

Toutefois, Harriet fit justice aux bonnes intentions de son cousin, pour qui elle nourrissait de l’affection, bien que, même si le souvenir d’Horace ne s'était jamais interposé, il n’y eut aucune chance qu’elle éprouva pour lui les mêmes sentiments d’une Fanny pour un Edmund. Elle se rendait parfois au rayon des enfants lors de session de lectures, et se blottissait sur l’étagère de Matthew, derrière une rangée d’ouvrages de fictions sur la responsabilité sociale que personne n’empruntait, et écoutait dans un paisible enchantement ce que le narrateur de l’histoire, une jeune femme très agréable, lisait dans Les chroniques de Narnia[5], ou même, en une occasion inoubliable, dans Derrière le  vent du nord[6].

Certains pourraient s’étonner qu’il n’y ait que deux souris dans la librairie. D’autres, qu’il y en ait tout court !  Mais Miss Pritchett n’était pas à blâmer. Ses yeux perçants restaient constamment aux aguets pour déceler toute présence d’éventuels visiteurs non humains, et la fameuse souricière, si tentante avec son morceau de fromage, avait fait un tel ravage dans le voisinage qu’aucune souris n’osait plus désormais s’aventurer dans les murs de la librairie. Seuls Harriet et Matthew, qui souffraient d’une propension héréditaire à la migraine, étaient prémunis contre les tentations du piège. Une ou deux fois, Matthew avait bien failli succomber à l’attrait du parfum d’un morceau de Cheddar, mais sa cousine avait toujours su le dissuader de se mettre dans une situation aussi critique. Quant à Harriet, l’odeur du Camembert était pour celle-ci un vrai anathème. Ce fut seulement lorsque, un jour, Miss Pritchett changea la chose en noix d’arachide qu’elle courut un véritable danger ; mais elle se souvint a temps que les arachides pouvaient constituer une menace sévère, et déclara prudemment forfait.

Le pire pour Harriet survint lorsque Mrs Withersniff, une personne fort autoritaire, venue chercher un livre pour son petit-fils, aperçut, dans le coin d’une étagère, le bout de la queue de Matthew. Celui-ci s’était attardé à s’acharner sur un gobstopper[7], déniché derrière un ouvrage de William[8].

- Miss Pritchett, mugit Mrs Withersniff, je viens de voir distinctement la queue d’une souris disparaître dans ce coin!

- Oh, ce n’est guère possible, répliqua la libraire, dissimulant sa contrariété du mieux qu’elle le pouvait. Je suis très attentive à exterminer cette vermine des entrepôts.

Vermine ! Harriet, qui écoutait en retenant son souffle derrière Mansfield Park, n’en croyait pas ses oreilles. Comment pouvait-on la classer, elle qui descendait d’un côté d’une lignée de souris des champs aux traits et à l’allure fort délicats,  et, de l’autre, d’une longue lignée de champions présentés aux concours d’animaux familiers (elle conserve encore le ruban de la médaille gagnée par son arrière grand-père, dans une boîte d’allumette qui lui sert d’écritoire), comment pouvait-on la classer parmi les blattes ou les cancrelats ? C’était offenser sa dignité !

Il y avait moins à dire sur les origines de Matthew, qui, du côté de sa mère, descendait de souris des champs très ordinaires, mais il est vrai que celui-ci se souciait fort peu de sa dignité, et aurait certainement côtoyé un rat, si ce dernier était assez petit ; Harriet en  frissonnait à cette pensée. Mais l’impératif du moment, ce n’était pas la dignité, mais  plutôt la sécurité ; et il était clair que l’urgence exigeait de ne compter que sur ses propres ressources. De fait, il lui fallait convaincre au plus vite Matthew d’agir avec une extrême prudence, d’autant plus que,  vexée par les récriminations de Mrs. Withersniff, Miss Pritchett pouvait révéler une  ingéniosité supérieure dans la pratique de la souricière.

Alors s’ensuivit une épuisante semaine d’angoisse, où Harriet parvint avec la plus grande difficulté à écarter son cousin d’un énorme morceau de ce qu’elle entendit Miss Pritchett déclarer tout bas comme étant du poison à rat.

- Cela montrera à cette vieille chèvre ce que je sais faire quand je fais quelque chose, siffla-t-elle entre ses dents, son sang professionnel lui montant aux joues ! Harriet, surprise d’un tel langage chez une personne aussi raffinée, se réjouit d’être plus avisée. Mais  l’omni-dévorant Matthew était enclin à tout mettre sur le compte d’une propagande.

- Puis-je juste manger ce qui est autour? je suis sûr que s’il y a quelque chose de mauvais, c’est juste au milieu, implora-t-il plaintivement. Harriet, pour le forcer à demeurer dans l’abstinence, fut alors contrainte de lui promettre de lui raconter, encore une fois, comment son grand-père s’était héroïquement échappé de sa cage.  Elle suspectait parfois que ce n’était pas seulement le goût pour les friandises qui motivait le choix de Mathieu pour le coin de la boutique réservé à la littérature enfantine.

Mais le pire était encore à venir. A la fin de la semaine, Harriet entendit Miss Pritchett dire  au téléphone qu’elle pensait amener un chat dans la librairie. Le temps des mesures plus radicales était arrivé.

Après réflexion, il parut à Harriet qu’une seule voie d’action lui était ouverte. Il lui fallait en appeler au colonel Patch,  en s’appuyant sur les qualités qu’elle avait toujours remarquées chez ce dernier : un cœur sensible, un vif sens de l’honneur, une attitude toujours chevaleresque envers les femmes et, bien sûr, leur intérêt commun pour l’œuvre de Jane Austen. Ces facteurs, elle l’espérait vivement, étaient suffisants pour élaborer une passerelle entre les deux espèces.

Heureusement, Persuasion se trouvait depuis quelque temps à sa place habituelle, et Harriet calcula que la visite du colonel ne devait pas tarder. Et c’est ce qui arriva : deux jours plus tard, la petite souris, le cœur battant,  entendit s'approcher les pas familiers du colonel. Celui-ci resta un moment à feuilleter le livre avant de le sortir, de telle sorte que Harriet eut  le temps nécessaire pour rassembler son courage avant de parler.

Elle avait choisi Raison et sentiments comme point de vue avantageux, espérant sans doute ressembler à Elinor Dashwood dont la résolution avait pu influencer son jeune soupirant. Elle n’en pouvait plus d’attendre le moment favorable lorsque  le colonel remua ses pieds et proféra un « Hrrrmph ! », ce qui annonçait un départ imminent. Elle se hissa sur le sommet du volume choisi et émit un petit cri perçant.  C’était censé être le commencement d’une  conversation sérieuse, mais tout à coup,  Harriet sentit lui manquer l’air et le courage à la fois.

Mais un instant seulement ! Car le temps que le colonel, déconcerté, regardait autour de lui avec perplexité, se demandant si ses prothèses auditives n’avaient pas produit un sifflement par disfonctionnement, Harriet avait repris ses esprits.

- Colonel Patch, dit-elle, mais en criant encore un peu, ce qui était bien compréhensible,  il faut l’admettre.

Il y a toujours quelque chose dans la prononciation de son propre nom, même presque inaudible, qui attire immédiatement l’attention. Le colonel Patch chercha à nouveau, et aperçut, à son plus grand étonnement, la forme arrondie d’une petite souris, se tenant devant lui et écartant les pattes de devant pour attirer son attention.

- Bonté divine ! s’écria le colonel, est-ce à moi que vous vous adressez, heu… Madame ?

- En effet, Colonel, répondit Harriet, essayant de ramener sa voix à un ton plus modulé. J’en appelle à vous comme à un gentleman, comme à un animal, comme à un frère.

Le colonel eut un léger sursaut; mais comme quelqu’un qui a su résister aux feux ennemis, il reprit vite son self-contrôle. Avec courtoisie, il inclina ses prothèses auditives en direction d’Harriet.

- Nous avons partagé, continua-t-elle avec émoi, le même enthousiasme pour les nouvelles de Jane Austen, feignant poliment d'ignorer que son enthousiasme s’était limité à un seul des volumes. Et je suis sûre que vous n’hésiterez pas à secourir quelqu’un qui unit les caractères d’inoffensif bibliophile et d’une dame en détresse.

Le colonel n’était pas habitué à ce qu’une souris s’adressât à lui de pareille façon – et de n’importe quelle facon ! Mais il retrouva ses facultés avec aplomb.

- Et comment puis-je vous secourir, Madame ?

- Je m’appelle Harriet Price, Colonel, Mrs. Harriet Price, lui dit Harriet, pensant que c’était là le mieux pour faire avancer une situation dans le bon sens avant d'entrer dans le vif du sujet.  Je vis dans la librairie, avec mon cousin. Nous sommes propres, tranquilles et inoffensifs (en ce qui concernait Matthew, elle croisait les doigts, espérant ne pas trop déformer la vérité) et dans cet environnement, nous pouvons satisfaire nos goûts littéraires en paix. J’ai, bien sûr, ajouta-t-elle, écrit un court article pour une revue universitaire, mais mon écriture, bien que - je me flatte - très soignée, est si petite qu’il serait difficile de le soumettre en vue de publication.

- Ma chère Mrs. Price, s’exclama le Colonel. Vous m’étonnez, Ma’am! Je n’avais pas imaginé que notre humble librairie était un tel dépositaire d’érudition. Et si je puis vous demander la faveur de lire votre article, je dispose chez moi d’une loupe très puissante, je pourrais alors agrandir votre manuscrit sur un photocopieur et le faire taper à la machine pour vous.

- Ce serait fort aimable, Colonel Patch, dit Harriet, Voyons, je l’ai caché derrière la couverture des Romans mineurs, ah, voici : «  As Creepmouse as you like[9]  - Grossièreté du langage et des sentiments chez Tom Bertram ». Je me suis flattée parfois à penser que Persuasions pourrait être intéressé par mes quelques modestes paragraphes .[10]

Le colonel Patch prit les pages et les rangea soigneusement dans son porte-feuille à côté de ses cartes de crédit.

- Mais qu’est-ce qui vous chagrine donc, Mrs. Price ? interrogea-t-il, réfléchissant qu’Harriet n’avait certainement pas capté son attention, en prenant de gros risques,  pour lui demander de lire son  manuscrit.

- Une certaine Mrs. Withersniff, commença-t-elle, une dame dotée d’une voie puissante…

- Je vois de qui vous parlez, Ma’am, soupira le Colonel. Mrs. Withersniff est  une personne très bien intentionnée, il n’y a pas de doute, mais chaque fois qu’elle s’adresse à moi, ma prothèse auditive vibre de façon très désagréable. Mais je vous ai interrompue, je vous en prie, continuez !

- Harriet nota que les yeux du colonel s’embuaient, et qu’il commençait à haleter. Allait-il avoir un malaise ? s’inquiéta-t-elle.

- Je vous disais juste que Mrs. Withersniff, il y a quelque temps, a aperçu mon cousin, et s’en est pris vivement à la libraire. En conséquence,  Miss Pritchett a décidé d’installer un chat dans la librairie, et de façon définitive.

- Un chat, s’exclama le Colonel horrifié, mon Dieu, il faut faire quelque chose !

- En effet, dit Harriet.  Et, mis à part les tendances prédatrices du félin, il est à craindre que mon cousin Matthew, s’il trouve même  une aiguille à repriser, essaye d’engager dans un combat singulier, calculant les chances et les probabilités,  Reepicheep, la puissante souris de Narnia.

- Un gaillard plutôt militaire, eh? dit le colonel amusé. De la bouteille !

- Bouteille? répéta Harriet avec stupéfaction.

- Courage, Ma’am, courage ! Sa respiration devenait plus bruyante à présent. " Vous pouvez en être sûre, Mrs Price, dit-il s'essuyant les yeux, je vais faire de mon mieux pour prévenir cette invasion, pour ma sécurité comme pour la vôtre. Vous savez, ajouta-t-il, en cherchant comment dire cela avec délicatesse, je suis, malheureusement, allergique à la fourrure ; aussi pouvons-nous faire cause commune sans que Miss Pritchett n'aie la moindre conscience de vos difficultés personnelles.

Harriet se sentit soulagée pour Matthew et pour elle-même ; mais elle était malheureuse d'avoir, même de manière irréprochable,  été la cause d’une incommodité chez le colonel Patch. Les larmes lui montèrent aux yeux, soulagée cependant à la pensée que, très probablement, le colonel ne pouvait pas les voir.

Très cher Colonel, bredouilla-t-elle, je vous suis vraiment très reconnaissante pour votre assistance, mais je serais vraiment désolée de vous provoquer quelque désagrément que ce soit.

- Une bagatelle, chère Madame, répondit le Colonel en toussotant, votre fourrure est d'une texture si fine que tout désagrément ne serait que peu de chose. Mais il me faut aller parler à Miss Pritchett, et sans délai. Je suis sûr qu'elle ferait preuve d'obligeance.

Harriet le pensait tout autant. En fait, elle suspectait depuis longtemps que la libraire nourrissait une certaine tendresse[11]  pour le colonel Patch. En tout cas, elle le préférait mille fois à Mrs. Withersniff! Et, surveillant la scène de ses petits yeux brillants du coin de l'étagère, Harriet compris que ni elle, ni son nouvel allié, ne seraient déçus : Miss Pritchett déborda littéralement d'amabilité!

Un danger, au moins, fut écarté, et Harriet espérait vraiment que désormais il n'y aurait plus de plus grand péril à craindre pouvant troubler sa tranquillité. La difficulté de continuer son amitié avec le colonel Patch, ce que Harriet souhaitait de tout cœur, constituait un autre problème, aussi décida-t-elle de faire de son mieux pour le résoudre pendant les heures de réflexion dont elle disposait.

Mais pour le moment,  elle se promit quelques bonnes soirées à la lecture d'Orgueil et préjugés.

 

Trad. Marie-Catherine Trigeaud Bergey

 

 

******************************************************

* Lesley Willis Smith, univ. de Guelph (Ontario),  Ph-D de l’université d’Alberta (Canada), thèse : Vision and judgment as means of character definition in Jane Austen’s novels.

 

 

******************************************************

© THÈMES, Revue de la B.P.C., mise en ligne le 16 décembre 2010

 

 



[1] NDT : Comtés situés autour de Londres, comme le  Kent, l’Essex, le Surrey, l’Hertfordshire et le Sussex, toutes des régions  austéniennes.

[2] NDT : Persuasion, dernier roman de Jane Austen.

[3] NDT : en français dans le texte.

[4] morve verte !

[5]The Chronicles of  Narnia,  contes pour enfants, de C. S. Lewis (1898 - 1963).

[6] At The Back of   the North Wind, conte fantastique pour enfants, non traduit en français, de  George MacDonald (1824-1905).

[7] Confiserie traditionnelle anglo-américaine,  sorte de petit bonbon rond de sucre extrêmement dur, qui a par conséquent la propriété d’être très long à fondre dans la bouche (plusieurs semaines, à en croire les petits anglais).

[8] Une série d’ouvrages de  Richmal Crompton

[9]  Aussi timide que vous voulez!

[10] Cet article est prévu dans le numéro 15 de Persuasions.

[11] NDT : en français dans le texte!